20.02.2006
Non loin du Chatt-el-arab
Chaudes après-midis harassantes de Bassora … Lourde torpeur.
Où trouver un peu de fraîcheur et fuir la poussière si ce n’est sur les rives du fleuve ? Bassora est un port et le célèbre Chatt el-Arab n’est pas loin. A quelques kilomètres de là se trouvent Abou Khasi et la ferme d’Adel. Ou ce qu’il en reste. Lieu idéal, malgré tout, pour pique-niquer et se baigner. Une aubaine.
D’anciennes riches demeures avoisinent la ferme. En ruines, comme oubliées par le temps. Les traces de la guerre restent pourtant bien visibles. Des ouvertures béantes dans la toiture, témoins de bombardements ravageurs.
Au milieu du fleuve, des navires à moitié immergés, couchés dans l’eau, comme d’énormes baleines endormies.
Le temps semble s’être arrêté. Le temps, pas la température. La vigueur des rayons du soleil vient nous rappeler que ce paysage insolite est bien réel. Une réalité dont le sens profond, cependant, nous échappe.
Paris, 14 juin 2002.
12:52 Publié dans Sur la route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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