04.04.2006
Par une belle après-midi de printemps
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03.04.2006
Vestiges de l'homme nouveau
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27.03.2006
Les blocs (2)
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Les blocs (1)
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09.03.2006
Grues
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20.02.2006
Les souks de Bagdad
Un coup de fil de Graith et tout remonte à la mémoire comme si nous nous étions quittés hier. Je cherche les photos que nous avions faites ensemble, mélange les ouvrages que nous étions parvenus à trouver, enchantés de nos découvertes qui nous semblaient des trésors. Impossible, par exemple, de retrouver les références du bouquin dont ces photos sont tirées… Bah, je finirai bien par mettre la main dessus. En attendant, je repense aux souks où nous nous promenions de longues heures…
« Th
e Souks or covered Bazaars of Baghdad are famous, and rightly so. They seem more extensive and spacious than those of Damascus or Istanbul. The adjacent Street of the Coppersmiths is perhaps even more impressive. There, after walking down a few steps from street level, you can see craftsmen actually at work, and arrays of their gleaming products, like the big brass trays on which the visitor to Arab tents finds a mound of rice and mutton awaiting his fingers. And the clangour and the cool but dusty dimness give the place an unforgettable quality.”
From an antique land – Ancient and Modern in the Middle East, Julian Huxley, Max Parrish, London, 1954.
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Non loin du Chatt-el-arab
Chaudes après-midis harassantes de Bassora … Lourde torpeur.
Où trouver un peu de fraîcheur et fuir la poussière si ce n’est sur les rives du fleuve ? Bassora est un port et le célèbre Chatt el-Arab n’est pas loin. A quelques kilomètres de là se trouvent Abou Khasi et la ferme d’Adel. Ou ce qu’il en reste. Lieu idéal, malgré tout, pour pique-niquer et se baigner. Une aubaine.
D’anciennes riches demeures avoisinent la ferme. En ruines, comme oubliées par le temps. Les traces de la guerre restent pourtant bien visibles. Des ouvertures béantes dans la toiture, témoins de bombardements ravageurs.
Au milieu du fleuve, des navires à moitié immergés, couchés dans l’eau, comme d’énormes baleines endormies.
Le temps semble s’être arrêté. Le temps, pas la température. La vigueur des rayons du soleil vient nous rappeler que ce paysage insolite est bien réel. Une réalité dont le sens profond, cependant, nous échappe.
Paris, 14 juin 2002.
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05.02.2006
Jambo
Le temps est sinistre, triste dimanche.
N’ai pas envie d’évoquer la visite du musée juif de Bucarest. Ni le témoignage du progrom de Iasi par Isac Chiva (Les Temps modernes, 2003, n°623), ni la lecture de la Vingt-cinquième heure de Virgil Gheorghiu. Ni la polémique sur les caricatures de Mahomet qui fait rage, c'est désolant.
Repense au Kenya, ses paysages magnifiques, sa misère. Les photos sont décevantes mais ce n’est pas grave, je les télécharge quand même. Un peu de soleil vient ainsi percer l'épaisse grisaille ambiante …
Mince, même pas le temps de terminer l'album...
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24.01.2006
Vague de froid
Une vague de froid glacial s’est abattue sur la ville. De nombreux Bucarestois ont eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir faire démarrer leur voiture, hier matin, et trouver un taxi a relevé de l’exploit ... J’ai entendu à la radio qu’il y avait des victimes de cette chute de température mais, ne comprenant pas bien le roumain, je ne suis pas bien sûre de cela.
Pour ma part, j’ai passé une charmante soirée … aux chandelles ! Non seulement, il faisait 13 degrés à la maison mais je n’avais pas d’électricité. Un régal. Le paradoxe de cette histoire, c’est que je paie une fortune pour mes notes de gaz depuis les démêlées énergétiques entre la Russie et l’Ukraine. Certains opérateurs ne perdent pas le Nord … J’imagine que de nombreux Roumains peuvent difficilement faire face à de telles augmentations, en particulier les personnes âgées dont le niveau des pensions est ridiculement faible.
Ai enfin commencé le Journal de Mihai SEBASTIAN. En anglais, malheureusement ; impossible de mettre la main sur une traduction française … Ce journal est prodigieusement intéressant. C’est bien dommage que les Roumains ne connaissent pas vraiment ce témoignage qui apporte un éclairage bien différent sur l’entre-deux-guerres : le « petit Paris » n’était pas aussi doré que l’on persiste à vouloir le croire ici.
Sans compter que la ville a bien changé....
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15.01.2006
Le Bagdad de l'entre-deux-guerres
En écho à Robert Byron, Freya Strake ( ?) et d’autres – ai égaré mes notes de 2002 –, le témoignage d’une « Anglaise en Orient », Vita Sakcville-West qui découvre la cité d’Harun Al Rasheed dans les années 20. La merveilleuse cité des Mille et Nuits est, une fois encore, objet d’une cruelle déception : poussiéreuse, désordonnée, Bagdad ne constitue qu’une étape où il est préférable de ne pas s’attarder. Comme ces images sont éloignées de mes souvenirs de 2001 …
« (…) Bagdad, pour moi, ce n’était pas les mille et nuits, mais le charme bien plus grand et plus réconfortant de retrouvailles entre amies.
C’était une chance, car quiconque va à Bagdad pour le charme de la ville sera déçu. Le Tigre traverse la ville de son flot jaune et rapide, et les maisons qui bordent les rives partagent avec toutes les maisons bordant un cours d’eau un pittoresque inévitable ; quant aux chaloupes d’osier rondes (1) qui vont d’une rive à l’autre avec leur charge de balles et d’ânes et tournoient dans le courant, franchement inaptes, dirait-on, à la navigation, elles ont certes un caractère particulier ; mais pour le reste, Bagdad est un fouillis poussiéreux de bâtiments minables reliés par des rues atroces, véritables bourbiers par temps de pluie, et, par temps sec, criblées de cratères et de trous, où un fermier anglais hésiterait peut-être bien à faire passer une charrette. Mais, à Bagdad, les automobilistes n’y regardent pas de si près. Des Ford, cabossées, défoncées, le pare-brise cassé, et n’ayant plus une trace de peinture, dévalent les rues en bringuebalant à grands coups de klaxon, tandis que chameaux, ânes et Arabes s’écartent du passage du mieux qu’ils peuvent : en Orient, il n’y a pas de rue qui ne soit carrossable. »
Les retrouvailles avec Gertrude Bell, irakienne d’adoption, grande amie du roi Fayçal :
« Cétait une hôtesse merveilleuse, et je sentis que sa personnalité soudait entre eux ces Anglais exilés et leur servait de point de ralliement, eux qui, par ailleurs, n’avaient en commun que de servir en Iraq. Ils paraissaient tous animés d’un zèle enthousiaste et constructif ; mais je ne pouvais m’empêcher de penser que, sans l’ardeur rayonnante de Gertrude Bell, ils eussent accomplis leur mission par pure obligation plutôt qu’avec un tel empressement. Quel que fût le sujet qu’elle abordât, elle s’illuminait ; une telle vitalité était irrésistible.
(…) je crois que Gertrude faisait preuve d’une telle énergie, d’une telle vitalité dans tout ce qu’elle accomplissait, qu’on ne pouvait pas manquer d’en ressentir une impression d’unité et de plénitude. »
Kenya, 2-5 janvier 2006
(1) les gufas - se reporter aux photos dans l'album "Bagdad historique"
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